Un système commun : Le système universel de retraite remplacera les 42 régimes existants. Il s’agira d’un système public aves des règles communes. Les actifs continueront à financer par leurs cotisations les pensions des retraités actuels mais avec une prise en compte différente par rapport au système actuel.

La reforme garantira pour tous les assurés la prise en compte des revenus d’activité dans la limite de 3 PASS, soit 120 000 € bruts annuels.

Pour le gouvernement le système serait :

Plus équitable : les points accumulés au long de la vie seront enregistrés dans un compte unique. Les salariés et les fonctionnaires cotiseront au même niveau, à revenu identique, droits à la retraite identique. Le taux de cotisation avoisinera le taux actuel 28% pour les assurés et les employeurs (privés ou publics).

Les questions relatives à l’évolution des carrières et des rémunérations seront appréhendées concomitamment à la montée en charge des effets du nouveau système.

Les travailleurs indépendants bénéficieront d’un régime de cotisations adapté afin de ne pas bouleverser les équilibres économiques de leur activité. À cotisation égale, ils auront le même nombre de points.

Plus solidaire : Des points seront accordés pour chaque enfant, pour les interruptions d’activité liées aux aléas de carrière ou de vie (chômage, maladie, invalidité, etc.) ainsi que la maternité.
Des pensions de réversion garantiront le niveau de vie des veuves et des veufs après le décès du conjoint. Un dispositif de minimum de pension sera prévu pour les Français ayant travaillé toute leur vie à temps partiel ou avec des revenus modestes.

Âge de départ à la retraite : l’âge légal restera fixé à 62 ans, avec une prise en compte des spécificités de certaines situations (carrières longues, métiers pénibles ou dangereux, handicap…) dès lors qu’elles reposent sur des différences objectives.

Mis en place progressivement : En tout état de cause, ceux qui seront à moins de 5 ans de l’âge de départ à la retraite lors de l’adoption de la loi ne seront pas concernés. Pour tous les actifs, les droits relatifs aux périodes travaillées avant l’entrée en vigueur du nouveau système, qu’il s’agisse de trimestres ou de points, seront conservés à 100 %.

Ministère de la Solidarités et de la Santé, dossier de presse, 10 octobre 2018